PARTI SOCIALISTE DE LONGJUMEAU

Intervention de François Hollande sur la crise financière

Le Premier secrétaire est intervenu le 8 octobre à l’Assemblée nationale lors du débat sur la crise financière.

Monsieur le Premier Ministre,

La gravité de la crise appelle, en effet, une responsabilité : celle de votre gouvernement par les choix qu’il fait, celle de l’opposition par ses propositions. Et c’est le sens du débat que nous avons aujourd’hui, si nous voulons le conduire dignement.

Commençons par un constat implacable : la crise qui frappe n’est pas un accident violent, c’est l’effondrement d’un système lui-même. Ce système, il s’appelle « économie d’endettement sans contrôle », « dérégulation sans limites », « déréglementation sans objectif autre que celui de l’augmentation du profit et de la spéculation ». Pour tout dire, ce qui s’effondre aujourd’hui, c’est une partie de ce que vous appeliez « la bataille idéologique », c’est-à-dire, le libéralisme économique.

Le second constat que nous pouvons faire les uns et les autres, c’est que cette crise n’est pas simplement américaine, ce serait trop simple. Si elle n’était née qu’aux Etats-Unis, si elle n’avait eu d’innovation qu’aux Etats-Unis, si la dérégulation n’avait été qu’aux Etats-Unis, nous n’aurions pas aujourd’hui une crise mondiale ; or, la crise est mondiale, parce que le système s’est mondialisé.

Le troisième constat incontestable, c’est que vous avez sous-estimé cette crise dès le départ. L’année dernière, quand l’affaire des subprimes arrive, la Ministre de l’économie et des finances dit « le crack n’est pas aujourd’hui et il n’y aura aucune conséquence sur la croissance ». Encore en août dernier, alors que la crise frappait de nouveau, Madame Lagarde a dit que « la crise était encore derrière nous ». Voilà comment vous avez, dans ce moment, pendant un an, sous-estimé la crise.

Dernier constat : la crise financière n’est pas que financière. Aujourd’hui, elle est devenue une crise économique majeure et la récession n’est pas pour demain ; elle est déjà là en France.

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Crise économique, nos réponses

Lors d’une conférence de presse exceptionnelle, le 29 septembre, François Hollande a présenté un plan en six points, qui résume ce que les socialistes feraient s’ils étaient aujourd’hui en situation de gouverner la France.

Permettre l’accès au crédit des PME et des accédants à la propriété par la mise en place d’un fonds national de garantie

La menace principale sur l’économie française, c’est l’incapacité pour les entreprises françaises qui veulent financer leurs projets d’investissement d’accéder aux crédits. Et c’est aussi une crise très grave sur le marché de l’immobilier : les accédants à la propriété, même avec un apport personnel, ne pourront pas trouver le complément sous forme de crédits, même à des taux d’intérêts élevés. Le premier devoir, dans cette situation, c’est de créer un Fonds National de Garantie qui permettrait sur les projets des PME et sur le marché immobilier pour l’accession à la propriété de garantir aux banques, par un système de caution publique, les crédits qui seraient ainsi distribués.

Stimuler l’investissement des entreprises

Il ne peut pas y avoir redressement de la croissance s’il n’y a pas de création de richesses à travers des choix d’investissements. Et dans ces moments de crise, de troubles, d’inquiétude, de peur, la première tentation pour beaucoup d’entreprises est de renoncer à des choix d’avenir, de rétracter la décision d’investissement ou de son ampleur. Il faut absolument que soit stimulé l’investissement des entreprises.
Et comment ? Il faut baisser l’impôt sur les sociétés pour les entreprises qui réinvestissent leurs bénéfices et relever l’impôt sur les sociétés pour celles qui distribuent leurs profits sous forme de dividendes. Les profits doivent aller à l’investissement et non pas à l’alimentation du marché boursier. De la même manière, il faut baisser de façon exceptionnelle l’impôt sur les sociétés des petites entreprises, et notamment les plus innovantes, parce que ce sont elles qui assureront le redémarrage de l’activité et de la croissance.

Soutenir le pouvoir d’achat

Il faut avoir la volonté de mettre en cause tout le système d’exonération de cotisations sociales. Pour beaucoup, cet allègement de charges était lié aux 35 heures. Dès lors que les 35 heures ont été mises en cause, mises en pièces, il ne peut plus être accepté de verser des exonérations de cotisations sociales sans contrepartie. Il faut donc conditionner les exonérations de cotisations à l’emploi et à l’augmentation de salaires, non pas à l’ouverture de la négociation salariale, mais à la conclusion sous forme d’un accord salarial signé par une majorité de syndicats, selon le critère de la représentativité. Soutien au pouvoir d’achat par la généralisation du chèque transport : la mesure du gouvernement n’est qu’une mascarade ; elle laisse penser qu’il va y avoir un soutien pour alléger le coût des déplacements de nos concitoyens, alors que le mécanisme est facultatif. Il faut le rendre obligatoire.
Il faut relever les allocations familiales. Nous avions parlé de l’allocation de rentrée scolaire. Aujourd’hui, ce sont les prestations familiales qui doivent être revalorisées à partir d’économies prises sur la suppression du paquet fiscal.

Stimuler l’investissement public par les dotations aux collectivités locales

Si les collectivités locales, qui représentent 73% des investissements civils en France, renoncent à des projets d’investissement d’infrastructures ou d’amélioration de notre environnement ou de logements, alors la faiblesse de l’investissement privé – si elle n’est pas corrigée - couplée à une rétraction de l’investissement public aggravera encore les risques sur la croissance. Il faut donc que les dotations de l’État aux collectivités locales soient au mieux augmentées et pour le moins stabilisées, alors qu’elles sont en réduction en valeur réelle. Cela permettrait de garder trois priorités pour l’investissement public : l’Éducation, les transports collectifs et les économies d’énergie et le logement.

Convoquer un Conseil européen pour redéfinir les règles du système financier

Il faudrait d’abord coordonner nos politiques économiques, et notamment nos politiques budgétaires. Il se trouve qu’il y a des États en Europe qui ont mieux géré leurs finances publiques et qui ont la capacité pour intervenir, notamment l’Espagne.
Il faudra donc, puisque les États n’en ont plus la capacité, lever un emprunt européen pour financer les dépenses d’infrastructures susceptibles de soutenir la croissance dans cette période. La Banque européenne d’investissement en aurait la responsabilité.
Mais il faut aller plus loin, notamment pour prévenir d’autres crises. Il faut un contrôle public des agences de notations. Il faut avoir des systèmes de contrôles des comptes, par exemple en finançant, par une redevance sur les banques, des commissaires aux comptes pour les rendre indépendants ; il faut avoir une obligation de transparence sur les produits financiers et savoir exactement quelle est la place des fonds spéculatifs dans le bilan des banques européennes. Il faut réglementer strictement les procédures de ventes à découvert qui sont à l’origine des phénomènes de spéculation qui affaiblissent l’ensemble du système financier. Il faut avoir une discussion ferme la Banque Centrale Européenne pour la gestion des taux d’intérêts. Car ce qu’il faut lui demander, c’est de ne pas regarder simplement le compteur de l’inflation – nous ne sommes pas, aujourd’hui, dans une situation de risque - mais d’avoir comme références la croissance et l’emploi et, en même temps, de fournir des liquidités suffisantes à l’ensemble du système bancaire.
Dernière obligation : mettre en cause ces paradis fiscaux qui ont permis à certains fonds spéculatifs d’entretenir la crise.

Mise en place d’un nouveau Bretton Woods

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, des pays qui étaient sortis d’un conflit tragique ont été capables de mettre de l’ordre dans les fluctuations des monnaies avec le souvenir que l’anarchie dans les fluctuations des monnaies n’avait pas été pour rien dans les catastrophes politiques de l’entre-deux guerres. Aujourd’hui, alors même que nous connaissons une crise grave – ne faisons pas de comparaison d’ailleurs avec celle de 29, car nous avons connu d’autres crises depuis la Seconde Guerre mondiale - l’exigence est de remettre de l’ordre dans les fluctuations des monnaies et de convoquer une conférence monétaire internationale pour les marges de fluctuations.

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La privatisation de La poste

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Un rapport accablant de la Cour des comptes

Le rapport annuel de la cour des comptes sur les comptes sociaux dénonce à la fois une sous-estimation chronique des déficits du régime général, le gonflement d’un endettement dont l’origine repose en grande partie sur un sous-financement lié aux dizaines de milliards d’euros d’exonérations accordées aux entreprises sans condition. Ce rapport pointe également la grande inefficacité de la loi TEPA en termes financiers mais aussi au plan de l’emploi. En fait, la Cour des comptes porte une critique sans ambiguïté de la politique menée par les gouvernements de droite depuis 2004 en terme de protection sociale.

 

Les outils de financement de la protection sociale sont gravement menacés. Il en résulte des déficits à la fois excessifs et injustifiés.

Pour l’assurance maladie, le rapport dénonce le transfert des charges vers les ménages à hauteur de 3 milliards et les incohérences entre l’objectif national des dépenses d’assurance-maladie et les politiques conventionnelles. Ce constat confirme le dépeçage de l’assurance-maladie obligatoire et la crise de pilotage du système de santé.

Le Parti socialiste rappelle que la réduction des déficits sociaux et l’amélioration de la protection sociale sont possibles. Les résultats obtenus de 1997 à 2002 grâce à une politique de croissance, d’emploi mais aussi de maîtrise des coûts le confirment. Par ailleurs, les socialistes préconisent plus que jamais l’instauration du principe de conditionnalité des exonérations et allègements de cotisations sociales, l’annulation d’une grande partie du paquet fiscal ainsi qu’un financement équilibré de la protection sociale avec en particulier, comme le préconise la Cour des Comptes, la mise à contribution des titulaires de stocks-options.

Les 41 milliards de niches sociales doivent être réexaminés et revisités afin de sortir d’une logique de facilité et d’injustices.

Ce que la droite nous présente comme la seule politique possible en termes de comptes sociaux conduit en fait depuis de longues années à un double échec caractérisé par l’inefficacité comptable et l’injustice sociale. Pour le Parti socialiste, il s’agit d’un fiasco, qui sert de mauvais alibi à la droite pour organiser une fuite en avant, dans le detricotage de la sécurité sociale.

Communiqué de Pascal TERRASSE, Secrétaire national à la santé
Razzye HAMMADI, Secrétaire national à la riposte
et Claude PIGEMENT, Responsable national à la santé

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Point presse du 08 septembre 2008

Au sommaire du point de presse hebdomadaire :

  • Le pouvoir d’achat des Français
  • Le chèque transport
  • Les annonces de madame Lagarde
  • Le fichier EDVIGE
  • L’Afghanistan
  • Agression à Paris
 
 
 
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Grenelle de l'insertion: le grand flop!

Promis de longue date, le Grenelle de l’insertion se résume pour l’heure par la faiblesse desmoyens et lemanque d’ambition. Ce que confirme Jean Le Garrec, responsable national en charge de la protection sociale.

Lionel Jospin en avait fait son cheval de bataille à la faveur d’une loi saluée en son temps par toutes les associations. Le texte présenté le 29 juillet 1998 par le Premier ministre faisait de l’insertion et de la lutte contre les exclusions un impératif fondé sur le respect de l’égale dignité de tous et une priorité de l’ensemble des politiques publiques du pays. L’objectif : garantir l’accès effectif de tous aux droits fondamentaux dans les domaines de l’emploi, du logement, de la protection de la santé, de la justice,de l’éducation,de la formation et de la culture, de la protection de la famille et de l’enfance.

Recul

Un projet ambitieux à mille lieues de ce que propose le gouvernement aujourd’hui avec son Grenelle de l’insertion dont la feuille de route a été conçue le 27 mai dernier autour de 31 propositions dans le but de donner plus de visibilité et de souplesse aux acteurs de l’insertion et d’intégrer dans les politiques publiques les personnes les plus fragiles.«Ce qui frappe le plus, ce sont à la fois la faiblesse des moyens et le manque d’ambition, résume Jean Le Garrec, député du Nord et vice-président de l’Assemblée nationale. Le discours de François Fillon contredit l’évolution de la réalité sociale qui se traduit, depuis six ans,par un recul sensible des droits, pour les salariés, les retraités et les chômeurs. Sans parler de l’atteinte, sans précédent,au Code du travail, et de l’affaiblissement historique du pouvoir d’achat. » Le pays vient de franchir le cap des 7 millions de personnes passées sous le seuil de pauvreté. Dans lemême temps, les allocataires du RMI, de l’Allocation spécifique de solidarité (ASS) et du Minimum vieillesse pourraient bien perdre cette année jusqu’à trois points de pouvoir d’achat, face à l’explosion des prix des produits de première nécessité.

Incertitudes

Dans ces conditions,le Grenelle de l’insertion se solde par une mise en place pour le moins laborieuse et chaotique du RSA. Au terme de plusieurs mois d’atermoiements, le président de la République prévoit d’en généraliser le principe courant 2009. «Cette annonce intervient sans la moindre évaluation préalable des expérimentations menées et dans un contexte d’explosion du nombre de travailleurs pauvres et précaires», regrette l’élu socialiste. Sans compter qu’aucune garantie pérenne n’a été donnée aux départements, pourtant au coeur du projet. « Le gel de la prime pour l’emploi (PPE) en 2009 n’est pas admissible au moment où les salariés les plus modestes subissent les effets de la hausse des prix », renchérit Jean Le Garrec. Lequel est convaincu que la sollicitation des revenus de placement et de patrimoine n’est justifiable qu’à une double condition : l’exonération des épargnants les plus modestes et la remise en cause du bouclier fiscal qui permettra aux plus aisés d’échapper à cette nouvelle contribution. «On ne peut enfin que déplorer la faiblesse du taux de cumul entre les revenus d’activité et de solidarité – un peu plus de 60%–, au regard des exigences mêmes posées initialement par le Haut Commissaire », conclut l’intéressé.

Bruno Tranchant

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Rentrée : à reculons

 

Et ça recommence ! À peine rentrés et déjà le bénéfice des vacances se dissipe sous l’accumulation des mauvaises nouvelles : croissance en panne, pouvoir d’achat en baisse, tarifs de l’énergie en augmentation, chômage à la hausse…

Le mot de récession n’est pas prononcé, mais il est déjà dans toutes les têtes. Le dossier de ce numéro revient en détail sur ce triste mois de septembre. Il fut un temps où la rentrée était un moment joyeux. Celui des bonnes résolutions, celui des retrouvailles, celui des nouveaux défis. Un temps où surtout les enfants regagnaient l’école avec la perspective d’y décrocher un droit à l’avenir. Certes, l’éducation nationale ne disparaît pas encore cette année,mais il est une réforme dont on n’a pas fini de parler, celle des rythmes scolaires.

L’abandon du samedi a ses défenseurs. Il y a d’abord celles et ceux qui trouveront avantage à partir en week-end dès le vendredi soir. Les parents divorcés considèreront que ce changement évitera l’amputation d’une demi-journée de leur temps de garde. Plus largement, voilà une matinée où plus aucun adulte ne sera sommé de se lever pour conduire le petit dernier sur les bancs de la communale. Mais l’intérêt de l’enfant,qui s’en préoccupe ? Depuis des décennies, les rapports se succèdent pour dénoncer les rythmes auxquels ils sont soumis. Les congés scolaires sont trop longs et les semaines de cours sont trop lourdes. Et voilà que pour camoufler de drastiques chutes des moyens, le ministre Darcos a entrepris, à rebours de tous les chercheurs, de densifier le travail hebdomadaire. Il faudra en vingt-quatre heures sur quatre jours faire ingurgiter aux élèves ce qu’ils avaient déjà peine à assimiler en vingt-six heures étalées sur cinq jours.

Qui seront les enfants pénalisés ? La réponse ne fait aucun doute. Les élèves en difficulté. Comment apprendre encore plus vite quand on peine déjà au rythme actuel ? Comment compenser la difficulté par un travail accru à la maison quand le suivi familial est déjà peu ou pas assuré ? Le gouvernement a sa botte secrète : le soutien scolaire ! Mais quand pourra-t-il avoir lieu ? Avant le déjeuner ? c’està- dire à un moment où la concentration est la plus faible ? Après l’école ? c’est-à-dire lorsque la fatigue est la plus forte ? C’est tout simplement l’échec scolaire que l’on programme pour des milliers de jeunes. Les inégalités de demain s’écrivent dès aujourd’hui.

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RSA et bouclier fiscal : les incohérences du pouvoir

 

Au terme de plusieurs mois d’hésitations et de tergiversations, le pouvoir semble s’être résolu à généraliser le RSA dans le courant de l’année 2009.

Cette annonce intervient sans la moindre évaluation préalable des expérimentations locales menées et dans un contexte d’explosion du nombre de travailleurs pauvres et précaires. Plus de 6% des salariés sont aujourd’hui sous le seuil de pauvreté et le nombre d’allocataires du RMI dépasse largement les 1100 000.

Les solutions de financement avancées par le Président de la République, laissent également perplexes. Le gel de la prime pour l’emploi (PPE) en 2009 n’est pas admissible au moment où les salariés modestes subissent les effets de la hausse des prix notamment de ceux des produits de première nécessité.

La sollicitation des revenus de placement et de patrimoine peut se justifier à une double condition : exonérer les épargnants les plus modestes et surtout remettre en  cause le bouclier fiscal qui permettra aux plus favorisés d’échapper à cette nouvelle contribution.

L’incertitude pèse aussi sur l’avenir des finances locales ; aucune garantie pérenne n’est pour le moment donnée aux collectivités territoriales et en particulier aux départements, pourtant au cœur du projet.
Par ailleurs, on doit regretter que cette généralisation ne prenne pas en compte les jeunes de moins de 25 ans alors que leur taux de chômage et de précarité reste l’un des plus élevé d’Europe. On peut aussi déplorer la faiblesse du taux de cumul entre le revenu d’activité et le revenu de solidarité (un peu plus de 60 %), au regard des exigences mêmes posées initialement par le Haut Commissaire.

Enfin, il conviendra, dès le débat parlementaire, de faire preuve de la plus extrême vigilance afin que ce dispositif n’entraîne pas une logique de pression sociale et salariale à la baisse.

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Pouvoir d'achat : vous êtes impatients ?

Après la campagne de communication lancée par le gouvernement à coup de millions d'euros pour convaincre les français du bien-fondé de ses réformes, le Parti socialiste lance son contre-clip : "Pouvoir d'achat, vous êtes impatients ? Le gouvernement s'en moque."

 

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DÉVELOPPEMENT DURABLE : DES EFFETS D?ANNONCE, LOIN DU « GRENELLE »

« Le développement durable doit devenir une dimension essentielle

de toute l’action publique. Ce n’est pas un choix, c’est une urgence, une nécessité »

(programme de campagne présidentielle de N. Sarkozy)

 

 

 

Beaucoup d’interrogations subsistent quant à la mise en oeuvre de la politique Sarkozy en matière de développement durable. En mettant autour de la table de nombreuses organisations antagonistes, le « Grenelle de l’Environnement » était pourtant une initiative originale et intéressante. Mais il est vite apparu que les résultats ne seraient pas à la hauteur des espoirs suscités. Plus inquiétant, en un an, le Président de la République a fait plusieurs annonces tonitruances qui ont semé le doute. Ainsi :

 

• La France s’est rangée fin 2007 parmi les pays de l’Union qui ont refusé un accord politique sur la directive- cadre européenne sur la protection des sols.

 

• Nicolas Sarkozy a dénoncé début 2008 les quotas de pêche européens, ce qui va à l’encontre d’une gestion durable de la ressource halieutique.

 

• Aucune remise en cause de nos modes de productions et de consommations actuels n’est engagée. Or, dans l’état actuel du fonctionnement de notre économie fondée sur le marché et l’échange de marchandises, confier aux seuls acteurs économiques la bonne gestion de la planète est un leurre.

 

• La majorité UMP a montré sa détermination à faire voler en éclats les engagements du Grenelle en défendant bec et ongle au Parlement une loi pro-OGM.

 

• Nicolas Sarkozy met systématiquement en avant la filière nucléaire, alors que la France aurait tout intérêt à renforcer considérablement ses efforts en matière de recherche pour le développement des énergies renouvelables.

 

• Nicolas Sarkozy défend systématiquement la nécessaire agriculture de production, faisant passer au second la nécessité de protéger l’environnement.

 

• Les 15 milliards d’euros annuels du paquet fiscal auraient été investis là encore de façon beaucoup plus efficace et utile dans la relance d’une économie durable, innovante et plus écologique.

 

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François Hollande : « Etre utile aujourd'hui, c'est ne pas vous accorder notre confiance »

Dans une intervention de vingt minutes, faisant suite au discours de politique générale de François Fillon, le 3 juillet à l'Assemblée nationale, François Hollande a enjoint le Premier ministre à ne pas se contenter d'incantations mais à « aller jusqu'au bout des réformes », « à faire l'effort de vérité indispensable ». Sur le fond, il a indiqué que le grand point de clivage portait sur « la politique de croissance » : « Je considère aujourd'hui que votre paquet fiscal, votre choc fiscal est économiquement inapproprié, socialement injuste et budgétairement aventureux. » 

"Les Français ont voté. Et leur choix nous engage tous.
Vous, au nom de la majorité, à tenir vos promesses.
Nous, au nom de l'opposition, à offrir une alternative. C'est la règle en démocratie.

Nous sommes les uns et les autres conscients des enjeux. Ils sont communs à notre Nation : la mondialisation avec ses atouts et ses menaces, l'Europe qu'il faut faire avancer, les changements climatiques qui pèsent d'ores et déjà sur notre vie quotidienne, les rapports avec le Sud qui dégradent les conditions de la paix dans le monde et la menace terroriste. Les enjeux en France sont toujours, après cinq ans d'une action conduite par la majorité sortante -on croirait l'oublier- les questions de l'emploi, de la solidarité et de la démocratie

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Plan de redressement des comptes de l?assurance-maladie : un plan déséquilibré au détriment des malades

 

Le pouvoir prépare d'ores et déjà de nouvelles mesures de déremboursement en matière d'assurance maladie. Le dérapage des comptes enregistrés à l'occasion de ce premier semestre 2007, représente en effet, environ deux milliards d'euros, pour la seule assurance-maladie.

Cette situation confirme l'inefficacité totale de la réforme Douste-Blazy de 2004 qui avait prévu l'équilibre des comptes de l'assurance-maladie pour l'année 2007. Elle démontre également le caractère irréaliste de l'ONDAM 2007, fixée à 2,6 % alors que les dépenses de l'assurance-maladie augmentent actuellement de 4 % environ.

En fait, le gouvernement Fillon a attendu le deuxième tour des élections législatives pour s'engager dans un nouveau plan de redressement de l'assurance-maladie, fondé sur l'injustice et le déséquilibre. Une fois encore ce sont les assurés sociaux et les malades qui vont être à la fois pénalisés et culpabilisés. Les déremboursements annoncés iront jusqu'à prévoir l'instauration d'un forfait d'1 euro à la charge de chaque patient pour chaque acte médical dans la limite de quatre actes quotidiens.

Cette logique est malheureusement le prélude à la mise en place des franchises médicales préconisées par le programme présidentiel de Nicolas Sarkozy et confirmées par le gouvernement Fillon. Nous tournons ainsi le dos à une politique volontaire d'égalité d'accès aux soins et à la santé. Nous nous dirigeons vers une médecine à plusieurs vitesses.

Le Parti socialiste rappelle son opposition résolue à une telle démarche, qui conduit à l'implosion de l'assurance-maladie : après la politique des forfaits, la politique des franchises. Il réaffirme son attachement à une priorité accordée à la santé publique, à l'égalité d'accès aux soins et à une maîtrise médicalisée et concertée des dépenses, qui responsabilise tous les acteurs : Etat, assurance-maladie, prescripteurs et usagers.

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"Consacrer désormais toutes nos forces à poursuivre la rénovation pour définir un projet de gauche adapté à la société d?aujourd?hui " par Thierry Mandon et Arnaud Montebourg

En obtenant Dimanche 47% des voix dans un scrutin présidentiel marqué par une participation électorale record, Ségolène Royal a réussi, dans des conditions très différentes, à repositionner la gauche au niveau où Lionel jospin l'avait placé aux présidentielles de 1995. Beaucoup, comme nous tous, seront déçus par un résultat dont ils attendaient beaucoup plus, espèrant la victoire. Mais peut-on considérer comme une "terrible défaite", selon les mots même d'un procureur indécent qui n'a pas attendu 5mn après 20h, dimanche soir, pour prononcer son réquisitoire, ce qui finalement n'est que le résultat tristement logique d'un parti socialiste dont nous avons si souvent dénoncé les conservatismes et le manque d'audace.

Rendons donc d'abord et avant tout justice à Ségolène Royal des changements considérables qu'elle a imposé aux socialistes dans sa campagne de modernisation accélérée : Révolution démocratique avec la VIème République, nouveaux outils de régulation économiques et fiscaux, priorité écologique, redéfinition et réorientation d'un projet européen protecteur et volontaire, ambition pour l'égalité scolaire, parité authentique. Sur tous ces points, Ségolène Royal aura imposé en 6 mois au parti des avancées pour lesquelles nous nous battions depuis 5 ans sans succés. Il faudra d'ailleurs rappeler à ceux qui ont la mémoire courte et dénoncent les errements de la période 2002-2007 que nous avons eu la constance de refuser la paresse idéologique et doctrinale dans laquelle nous ont enfermés les congrès de Dijon et du Mans et que nous n'avons jamais abandonné nos combats pour quelques responsabilités d'appareil. Cela nous rend plus fort pour soutenir le début de rénovation engagée par la campagne de Ségolène Royal, consacrer désormais toutes nos forces à la redéfinition d'un projet de gauche adapté à la société d'aujourd'hui et souhaiter vivement que Ségolène Royal fasse le choix de s'y investir, quels que soient les choix difficiles qu'il faudra assumer.

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Crise du logement: les solutions existent, la volonté manque par Grégory GOBRON

Alors que s’accumulent les dossiers de ménages en attente d’un logement en HLM (1,3 millions dont 360.000 en région parisienne) et que la pression foncière est telle qu’il semble aujourd’hui extrêmement difficile pour les communes de répondre aux attentes de nos concitoyens, tous les regards se tournent vers l’Etat pour répondre à l’urgence d’une situation extrêmement préoccupante nécessitant des engagements forts.

La France compte en effet 823.000 personnes hébergées chez des tiers, amis ou famille. A cela il faut ajouter celles et ceux qui, privés de domicile personnel, ont recours à des moyens précaires pour se trouver un toit ; 50.000 en chambre d’hôtel, 41.000 dans des habitats de fortune (cabanes, constructions provisoires,…), 355.000 ménages locataires ou sous locataires de meublés, 2,1 millions dans des logements dépourvus de confort de base (salle d’eau et WC) et souvent insalubres, 1 million de personnes vivant en situation de surpeuplement et bien sûr les quelques 100.000 sans domicile fixe.

Si le campement des enfants de Don Quichotte quai de Jemmapes et le squat du 24 rue de la Banque à Paris ont permis de placer la question du logement au centre de la précampagne présidentielle en se focalisant sur les sans abris, il est également urgent de se pencher sur le sort de toutes ces familles qui sont obligées de consacrer une part toujours plus importante de leur budget à leur logement. Cette situation difficile résultant de la pénurie d’offres touche en particulier les jeunes et ceux qui, du fait de l’instabilité du marché du travail, doivent déménager vers les centres urbains. N’hésitant plus à parler de " crise de société ", la Fondation Abbé Pierre soulignait dans son dernier rapport annuel que " la crise s’étend aujourd’hui aux classes moyennes, aux familles nombreuses, aux jeunes et aux travailleurs pauvres ".

Or depuis 2002, les Gouvernements successifs ont adopté deux lois sans qu’aucune d’entre elles ne permette d’enrailler la crise. Ni la loi Urbanisme et Habitat de 2003, ni la loi pourtant engagement national pour le logement n’auront permis de répondre à l’urgence de la situation. Les manœuvres législatives n’auront eu de cesse de tenter de contourner les mesures adoptées par la gauche et en particulier les 20% de logements sociaux. Le gouvernement a additionné les formules et les effets d’annonces. Les bonnes volontés affichées depuis 5 ans restent incantatoires faute d’un effort de construction de logements sociaux pour les ménages aux revenus modestes. Au lieu de cela, le Gouvernement a diminué le budget affecté au logement et à la politique de la ville et le plan Borloo n’a pas tenu ses promesses.

Pourtant des solutions efficaces existent pour répondre à la crise profonde et socialement inquiétante que traverse notre pays. C’est le sens des propositions formulées par Ségolène Royal lors de ses vœux. Notre candidate s’est dans un premier temps engagée à la construction de 120.000 logements sociaux nécessaires par l’intervention de l’Etat, partout où les dispositions de la loi SRU ne seraient pas respectées ainsi que la construction de logements adaptés à la situation des étudiants qui faute de moyens doivent cumuler études et emploi voir même renoncer à poursuivre leur cursus jusqu’à terme. Il faudra aussi surtaxer les logements inoccupés depuis plus de 2 ans et procéder à des " acquisitions réquisitions " contre les propriétaires qui ne jouent pas le jeu de la nécessaire solidarité nationale sur cette question. Elle a également proposé la mise en place d’un service public de la caution qui permettra d’assurer les impayés et ainsi d’éviter les expulsions. Enfin, et parce que la grande majorité des français y aspire, elle propose d’étendre les possibilités de prêts gratuits et de faciliter l’accession à la propriété des locataires.

Ségolène Royal nous montre que les solutions existent, et que c’est bien la volonté qui a manqué

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Débat Participatif


Les Jeunes Socialistes pour la Rénovation organisent leurs premiers Etats généraux Dimanche 17 décembre dès 10h30 au Plan à Ris-Orangis.

Le thème de ce premier débat participatif; "L'excellence environnementale, une exigence politique pour un développement durable".

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« Sarkozy, de la Terreur au vide »


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Après France Inter, le Parisien et les interventions policières largement médiatisées, le gesticulateur Ministre de l’Intérieur était hier soir l’invité du journal télévisé de TF1.

Jamais en une semaine, la présence dans les médias de Nicolas SARKOZY n’aura été aussi importante.



Avec le Ministre de l’Intérieur, ce n’est plus SARKOZY qui va à LAGARDERE, mais LAGARDERE qui vient à SARKOZY !



L’esprit de débat et de responsabilité qui anime le Parti Socialiste semble bel et bien poser problème au Président de l’UMP qui refuse tout courant ou opposition au sein de son parti et menace même à demi mot celles ou ceux qui voudraient lui faire de l’ombre. Cet élan démocratique au sein du PS explique sans doute cette médiatisation jusqu’à l’écoeurement dont les Françaises et les Français ont été les victimes.

Mais au-delà de cette main mise sur les médias, ce sont bien les propos une nouvelle fois démagogiques et populistes de Nicolas SARKOZY qui font douter de sa capacité à exercer les plus hautes responsabilités de l’Etat.



Les propositions formulées hier soir par le Ministre de l’Intérieur n’apportent rien de nouveau puisque bon nombre d’entre elles existent déjà.

Il a ainsi proposé que les élèves puissent faire leurs devoirs à l’école après les cours. A-t-il oublié qu’une grande majorité des communes ont mis en place ce dispositif depuis de nombreuses années ? Derrière cette proposition se cache en réalité une nouvelle attaque contre les 35 heures et se manifeste une nouvelle fois la politique ultra-libérale qu’il souhaite imposer avec ses amis du MEDEF au pays.

Faisant suite aux agressions intolérables dont ont été victimes un certain nombre d’agents de police ou de pompiers ces derniers temps, il a proposé que les agresseurs comparaissent devant les cours d’assises. Faut-il lui rappeler que ces mesures existent déjà en corrélation avec le principe de proportionnalité. Le Ministre de l’Intérieur fait une nouvelle fois fi des principes élémentaires qui régissent l’Etat de droit dans lequel nous vivons. C’est une preuve supplémentaire du danger que représenterait son élection à la tête de l’Etat et du Conseil supérieur de la magistrature.



L’UMP et Nicolas SARKOZY n’offre que démagogie et populisme. C’est l’utilisation systématique des faits divers pour en faire un projet politique sans jamais se projeter dans l’avenir et sans jamais offrir de destin à la France et à celles et ceux qui y vivent.

Nicolas SARKOZY ne fait qu’agiter des peurs et pointer du doigt des problèmes sans jamais y répondre. C’est la politique spectacle, la politique du vide et de la terreur.



L’état de la Société, l’état de notre pays commandent des propositions justes et précises. Le pays a besoin de renouveau, de dialogue et de responsabilité. Il a besoin de croire en lui, en son avenir.

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« Cuisine et dépendance » ou les recettes estivales de Jacques CHIRAC (1)

L’été bientôt terminé voilà qu’il faut déjà penser et préparer le prochain printemps.

Après nous avoir expliqué que le meilleur moyen de s’assurer de l’immunité durant l’exercice du mandat de Président de la République était de nommer des amis au Conseil Constitutionnel afin que ceux-ci fassent une lecture bien personnelle de la Constitution, Jacques CHIRAC et ses amis de l’UMP viennent aujourd’hui nous montrer comment prolonger cette immunité après le départ de l’Elysée.

Pour faire une bonne immunité post-mandat, il vous suffit d’un soupçon de cuisine politicienne et d’une bonne dose de dépendance de la justice.

Pour cela rien de plus simple. Il vous suffit tout simplement de nommer comme Procureur général de Paris un ami proche en l’occurrence Laurent le MESLE, actuel directeur de cabinet du garde des Sceaux, Pascal CLEMENT.
Procéder à cette nomination durant le procès des faux électeurs de Paris, permettra de pimenté de scandale la préparation et constituera à coup sûre selon les syndicats de la magistrature « une nouvelle manifestation de l’emprise du pouvoir exécutif sur la justice et plus particulièrement les parquets ».

Parce qu’elle peut viser le citoyen Jacques CHIRAC qui demain, au terme de son mandat de Président de la République, pourrait avoir à répondre des accusations qui ont pu être faites quant aux emplois fictifs de la ville de Paris, aux marchés publics d’Ile-de-France, au financement illicite du RPR,…cette nomination est scandaleuse.

Jacques CHIRAC et ses amis porte une fois encore un sérieux coup à la Vème République. Une République à bout de souffle qu’il nous faut repenser et modifier en profondeur.



(1) Président de la République depuis 1995, Jacques CHIRAC a également été Maire de Paris de 1977 à 1995. Il a été mis en cause dans un volet de l’affaire des marchés publics d’Ile-de-France, une affaire de financement illicite des partis politiques dont aurait surtout bénéficié le RPR dont il était le chef et une affaire d’emplois fictifs.

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A l’UMP, on fait déjà le siège des sièges

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A l’UMP, les empoignades se multiplient pour les investitures aux législatives de 2007. En premier lieu, avec la guéguerre déclenchée par Pierre-André WILTZER, alias “Piwi”, ancien ministre délégué à la Francophonie. Elu député de la quatrième circonscription de l’Essonne en 2002, puis devenu aussitôt ministre de Raffarin, “Piwi” avait cédé sa place de parlementaire à sa suppléante, Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET. Raffarin viré, WILTZER l’était aussi.

Chirac, qui lui préfère son ex-conseillère à l’Environnement, pensait s’en être débarassé définitivement en le nommant ambassadeur hors cadre chargé de la sécurité et de la prévention des conflits.

En prévision de 2007, “Piwi”menace de se représenter s’il n’obtient pas mieux. Ce temps-ci, il fait le siège de Christian Poncelet pour qu’il le nomme, au printemps prochain, membre du Conseil constitutionnel. Rien que ça.

Parallèlement, il négocie avec l’Elysée sa désignation à la présidence du CSA, au cas où Baudis déciderait de repartir à la conquête de Toulouse. Pas vraiment sûr de son coup, WILTZER ambitionne également de prendre la Direction générale de la sûreté nucléaire et de la radioprotection, qui dépend du ministère de l’Economie.

Et un petit bureau de tabac en province, il n’y a pas encore songé?

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Le retour d’Alain JUPPE met la Vème République à genoux. par Grégory GOBRON

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Alain JUPPE n’aura pas eu la patience d’attendre la prochaine élection municipale à Bordeaux pour retrouver le poste qu’il avait dû quitter suite à sa condamnation dans l’affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris.

L’ancien Premier Ministre, dont les méthodes et les réformes avaient poussé des millions de Français dans la rue, ne voulait pas être mis hors jeu de la prochaine élection présidentielle et n’hésite pas pour cela à baffouer une nouvelle fois les principes républicains qui devraient l’animer.

Les conditions du retour de celui que la justice a condamné à un an d’inéligibilité sont particulièrement choquantes et conduisent à quelque remarques.

D’une part, cette élection anticipée que rien ne justifie mis à part la mégalomanie d’un homme avide de pouvoir et de revanche sur ses “amis” de l’UMP, va occasionner une dépense supplémentaire d’argent public. Il faut dire qu’avec l’appartement loué à son fils et les emplois fictifs, JUPPE avait déjà montré sa conception de l’argent public.

D’autre part, ce caprice inflige un nouveau coup à l’image qu’ont nos concitoyens de la politique et des élus. Ce digne héritier de Jacques CHIRAC poursuit le travail de destruction de ce qu’il reste de la Vème République. En parlant comme il le fait de “son” fauteuil de Maire de Bordeaux, l’ancien Président du RPR semble invoquer un droit naturel quasi divin et montre à quel point le respect de la fonction d’élu lui est étrangère.

La section socialiste de Longjumeau condamne de la manière la plus forte cette attitude indigne d’une République digne de ce nom. Les enfantillages d’Alain JUPPE sont une nouvelle illustration des pratiques d’une droite qui jour après jour a fait fi du respect de la démocratie, des institutions et des électeurs au profit d’une élite autoproclamée. Et dire qu’il est le meilleur d’entre eux...

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GDF/Suez : « Le gouvernement doit renoncer à ce texte avant les élections »

Les députés François Brottes et Alain Vidalies ont profité de l’université d’été pour rencontrer l’ensemble des représentants syndicaux de GDF pour évoquer la fusion entre l’entreprise publique et Suez. Avec François Hollande, ils ont tenu une conférence de presse.

En effet, à partir du 7 septembre, à l’Assemblée nationale, le gouvernement va tenter de faire adopter le projet de loi faisant tomber la participation de l’Etat dans le capital de GDF de 70% à 30% et donc, rendant possible la privatisation de Gaz de France. Des deux côtés, syndical et socialiste, la détermination à faire échouer ce texte est très forte.

Car sur cette question majeure de l’accès à l’énergie, « qui touche au quotidien tous les Français, jour et nuit, et pour toujours », il n’est pas question de fléchir. « Dans le contexte que l’on connaît, alors que sont en train de s’épuiser les énergies fossiles, l’Etat ne peut pas perdre de façon irréversible le contrôle de l’énergie de son pays, et de la politique tarifaire », alerte François Hollande.

« Le gouvernement doit renoncer à ce texte avant les élections ». Alors, les parlementaires du PS vont tout engager : « pas une bataille d’obstruction mais de clarification », martèle toutefois le Premier secrétaire. Beaucoup d’amendements donc, au programme, en ce début septembre, « pour expliquer nos arguments ». Mais ils vont aussi, et l’enjeu justifie les moyens, exiger une audition publique des organisations syndicales par l’Assemblée nationale.

Car au-delà du débat parlementaire, les socialistes veulent faire de cette question énergétique un débat de société : comment accède t-on à l’énergie aujourd’hui et demain, en France ? Certainement pas une question que l’on règle en quelques semaines et à quelques mois d’élections politiques majeures.

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CNE 1 an : le Parti socialiste s’engage à abroger ce dispositif par Martial BONIN

Le Parti socialiste dénonce la communication mensongère du gouvernement sur le bilan d’une année de contrat « nouvelles embauches ».

La seule étude sérieuse et indépendante sur le CNE, faite à la demande du gouvernement lui-même, est celle que la DARES et de l’ACOSS ont rendu publique en juin dernier : cette étude établissait que le taux de rupture des CNE n’était pas de 10 % comme le prétendait le Premier Ministre mais de 30 % au bout de six mois seulement, que le nombre total de CNE plafonnait à 330.000 et non à 440.000 selon le gouvernement, et que seules 10 % des embauches faites en CNE n’auraient pas vu le jour sans ce dispositif. L’étude ajoutait même que ces très faibles effets sur l’emploi du CNE risquaient de se tarir rapidement, les fins programmées de contrats ayant toutes les chances de compenser les nouvelles entrées dans un horizon de deux ans.

Le gouvernement ne saurait donc décemment invoquer les seules intentions d’embauche déclarées à l’ACOSS (qui par hypothèse ne prennent pas en compte les ruptures de contrats), ou les résultats d’études faites par telle ou telle organisation patronale pour dresser le bilan du CNE. S’il souhaite le faire, il doit demander une nouvelle étude aux services compétents du ministère du travail, ce que naturellement il ne fait pas.

Il est d’ailleurs tout à fait remarquable que, selon l’ « enquête emploi » de l’UNEDIC, si plus de la moitié des embauches ont eu lieu dans les entreprises de moins de vingt salariés en 2005, la proportion était exactement la même en 2004, quand le CNE n’existait pas, ce qui ne permet pas de conclure au moindre effet emploi de la mise en place du CNE.

De même, il serait intéressant de connaître l’effet de substitution des CNE par rapport aux CDD : à l’évidence, nombre de CNE sont aujourd’hui signés en substitution de CDD de moins de deux ans, ce qui est défavorable aux salariés et sans aucun effet sur l’emploi.

Le Parti socialiste rappelle enfin que la légalité du CNE est contestée par la totalité des organisations syndicales, nombre d’experts et de partis politiques, et que plusieurs instances judiciaires sont en cours pour que soit notamment constatée sa non-conformité aux recommandations de l’OIT.

Face à ce bilan du CNE quasi-nul en termes d’emploi et d’abord caractérisé par une profonde insécurité juridique, le Parti socialiste s’engage à abroger ce dispositif et à refaire du contrat de travail à durée indéterminée le socle du droit du travail dans notre pays.

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Frais d’inscription illégaux : le scandale continue ! Par Grégory GOBRON

Alors que l’UNEF rencontre Gilles de Robien mardi 18 juillet (10h), nous rééditons pour la deuxième année consécutive le Palmarès des universités hors-la-loi en matière de frais d’inscription. L’UNEF fera part au ministre de son constat accablant pour l’enseignement supérieur : 62 % des universités (contre 60 % l’an passé) se trouvent aujourd’hui dans l’illégalité et s’exposent à des recours contentieux. Pour compenser la pénurie budgétaire, elles déploient toutes sortes d’artifices afin d’augmenter dans l’opacité et de manière illégale les droits à payer pour une inscription dans l’enseignement supérieur.

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L’UNEF rappelle la législation en vigueur. Pour l’année universitaire 2006/2007 les droits d’inscription (hors sécurité sociale) s’élèvent à : 162 € en Licence, 211 € en Master et 320 € en Doctorat. A cela s’ajoute la cotisation obligatoire pour la Medecine Preventive Universitaire, soit 4,57 €. Est illégal tout frais complémentaire qui n’est pas facultatif (et ce au moment du paiement) et qui ne correspond pas à une prestation clairement identifiée qui ne participe pas du cœur des obligations du service public de l’université. Ce deuxième critère dégagé par la jurisprudence administrative est rarement respecté par les universités.

> Gilles de Robien n’a pas tenu ses promesses En juillet 2005, l’UNEF publiait son premier palmarès des universités hors-la-loi. Gilles de Robien s’était alors engagé publiquement à mettre un terme aux pratiques illégales recensées par l’UNEF. Force est de constater que le ministre n’a pas respecté ses engagements et que de nouveaux établissements universitaires ont grossi les rangs des universités hors-la-loi. Le recul de certains établissements (Grenoble 2, Paris 11) s’est opéré sous la seule pression des étudiants et des jugements des tribunaux administratifs. Nous attendons cette année que le ministre s’engage résolument à mettre fin à ces pratiques illégales qui n’ont que trop duré.

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Extrait du discours de François HOLLANDE, Premier secrétaire du PS lors de la Convention nationale de ratification du Projet Socialiste

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La droite a échoué.

Son échec est si patent que son candidat qui prétend la représenter pour l’élection présidentielle est pour la rupture.
Comment peut-on rompre avec une réussite ?
S’il était si fier de ce qu’il a fait, de ce qu’il a produit, lui qui est au pouvoir depuis 4 ans et demi, demanderait à continuer… Et bien non, il veut rompre.
De la même manière, il veut inventer la France d’après ! C’est donc que la France d’aujourd’hui ne lui plait guère ! C’est la sienne, elle lui ressemble ; c’est celle qu’il a voulue avec ses amis.
S’il n’en est pas heureux, qu’il parte !
Mais, il s’accroche, il reste. Pour faire campagne, c’est plus simple pour se déplacer, pour rencontrer ses amis ; pour s’en protéger aussi, car ils se livrent une lutte sans merci !
On a compris que les services secrets étaient un enjeu ; non pas que la concurrence soit à écarter dans les formations politiques, mais nous n’utilisons pas les services secrets pour nous départager, ce sont les militants, chez nous. C’est mieux.

La droite n’en est pas moins dangereuse par ses méthodes et ses propositions

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Jacques CHIRAC, Président d'une République à terre

Il y a la décision, en elle-même scandaleuse : l’amnistie dont a bénéficié ‎Guy DRUT envoie à tous les citoyens le message selon lequel il suffit, ‎dans la France d’aujourd’hui, d’être chiraquien pour échapper à la ‎justice. Et il y a, dans la foulée, deux faits qui pointent encore davantage ‎la situation pathétique dans laquelle se trouve Jacques CHIRAC.

‎ Le premier tient en une image : celle du président de la République, ‎interrogé sur le sujet lors d’une conférence de presse au Chili, qui ‎s’accroche à une fiche comme à une bouée, pour lire une réponse dont ‎personne ne se satisfera. ‎

Le second fait est la surprise de ses collaborateurs devant la violence de ‎la réaction suscitée par la décision du chef de l’État. ‎

Oui, l’opinion se scandalise : comme il faut, au bout d’onze années de ‎pouvoir, être coupé de la réalité pour s’en étonner !

Comme il faut être devenu d’un cynisme sans faille pour ne pas avoir ‎anticipé la colère populaire ! ‎Il n'y a plus que Nathalie Kosciuscko-Morizet pour le soutenir.

Et cette exaspération aurait déjà éclaté dans l’affaire Clearstream, si ce ‎dossier avait été plus compréhensible.‎

En 2002, Jacques CHIRAC avait été élu avec 82 % des voix pour faire ‎face à l’extrême droite. Aujourd’hui, il en est devenu - de manière ‎involontaire, mais cela importe peu – l’un de ses alliés les plus efficace

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IL EST TEMPS D'ARRETER LA DROITE!! Adhérer c'est décider!!

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