"Le Parti socialiste dévoile ses candidats "
Le parisien du 22 octobre 2007
RETENEZ bien leurs noms. Ils seront sûrement sur les bulletins de vote lors des prochaines municipales. Samedi matin, le PS de l'Essonne a désigné 54 candidats à l'élection de mars 2008 pour les villes de moins de 20 000 habitants.
Pour les grosses communes, ce sera à la convention nationale de trancher en décembre. Mais elle devrait valider les choix des élus essonniens. Portrait de la nouvelle famille socialiste des municipales.
Les éléphants. Pas de surprise dans les grandes villes essonniennes jusqu'ici tenues par le PS. Comme on ne change pas une équipe qui gagne, le parti reconduit ses stars. Manuel Valls à Evry, François Lamy à Palaiseau, Thierry Mandon à Ris-Orangis ou encore Etienne Chaufour à Juvisy-sur-Orge tenteront de conserver leur fauteuil. Gérard Funès, maire de Chilly-Mazarin depuis plus de trente ans et habitué à être élu dès le premier tour, est lui aussi dans les starting-blocks. En 2001, il avait frôlé les 70 % des voix.
Les petits nouveaux. C'est leur baptême du feu, leur première campagne pour parvenir à la tête d'une ville. Ils se lancent dans des communes bien ancrées à gauche dont le maire a décidé de passer la main. A Boussy-Saint-Antoine, Romain Colas, ancien chef de cabinet de François Lamy, espère succéder à Richard Messina. Autre tentative de passage de relais à Dourdan entre le maire actuel, Yves Tavernier, et sa première adjointe, Brigitte Zins.
Les conquérants. Eux comptent bien faire jouer l'alternance. A Orsay, David Ros espère faire basculer la ville. A 37 ans, ce chercheur de l'université de Paris-Sud, déjà conseiller général, a quitté l'an dernier son siège d'adjoint à Bures pour se consacrer à la campagne dans une commune plutôt centre gauche. A Longjumeau, Jean-Claude Marquez souhaite profiter de la division de la droite, qui peine à désigner un candidat solide, pour reconquérir la mairie perdue en 2001. Courcouronnes, passée elle aussi à droite il y a six ans, reste également une ville « prenable » : la gauche y est arrivée en tête à la présidentielle et aux législatives.
Le PS choisit d'y envoyer Abdelaziz Ammari, 32 ans, originaire de la commune, ancien assistant parlementaire de l'ex-député Jacques Guyard. A Vigneux, les socialistes comptent sur la candidature controversée de l'UMP Serge Poinsot pour ouvrir la voie au conseiller général Patrice Finel.
Enfin, à Massy, c'est Marie-Pierre Oprandi qui affrontera le DVD Vincent Delahaye. Leur précédent duel, aux cantonales de 2004, s'était achevé par une victoire du PS.
Les ex-pistonnés. Ils dirigent leurs villes depuis plusieurs années mais n'ont jamais été élus en tant que tête de liste. A Sainte-Geneviève-des-Bois comme à Athis-Mons, le maire leur avait laissé la place peu de temps après son élection. Olivier Léonhardt et François Garcia seront pour la première fois soumis au suffrage universel lors des municipales.
Les plus fragiles. Ceux-là ne sont pas les mieux partis. En coulisse, certains socialistes avouent que la droite risque de reprendre les rênes à Viry-Châtillon, où Simone Mathieu, maire depuis deux ans, se représente.
Idem pour Brétigny-sur-Orge, où Bernard Decaux risque de faire face à une liste d'opposition de gauche. Enfin, à Montgeron, Gérald Hérault est menacé par le fringant conseiller général UMP François Durovray.
Les incertitudes. Ils n'iront pas forcément au charbon, histoire de ne pas faire d'ombre à l'élu de gauche déjà en place. Mais depuis ce week-end, ils ont obtenu le soutien officiel du PS et se trouvent en position de force pour négocier des accords avec les maires sortants. Ce sera le cas aux Ulis entre Maud Olivier et le MRC Paul Loridant, et dans les villes PC de Fleury-Mérogis avec David Derrouet ou de Grigny avec Fatima Ogbi. A Saint-Michel-sur-Orge, Jean-Louis Berland conduira une liste PS-Verts face au maire DVG Georges Fournier. Enfin, à Corbeil, Carlos Da Silva devra trouver un terrain d'entente avec le PC Bruno Piriou, mieux placé, pour espérer gagner la ville de l'UMP Serge Dassault.
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