Après 6 ans d’exercice du pouvoir sans partage, George W. BUSH et le parti Républicain, viennent d’essuyer une cuisante défaite électorale. Les démocrates retrouvent la présidence perdue en 1994, de la Chambre des représentants, et obtiennent la majorité des sièges au Sénat.
Nous ne pouvons que nous réjouir de ces résultats, synonymes de victoire pour le peuple américain et pour celles et ceux qui, depuis plusieurs années, dénoncent la politique du Président Américain et de ses amis.
C’est sans doute l’enlisement en Irak qui a conduit les électeurs américains à plébisciter le camp des Démocrates. Pourtant, cette situation ne serait être la seule. J’entends ici et là un certain nombre de voix, en premier lieu desquelles celle de Nicolas SARKOZY, vanter l’efficacité et les performances du « modèle » américain. Mais que l’on ne s’y trompe pas, la bonne santé de Wall Street, qui tous les jours enregistre un nouveau record, ne signifie pas que la situation sociale des américains se soit améliorée, bien au contraire. La pauvreté augmente et l’emploi précaire gagne du terrain à mesure qu’augmentent les crédits alloués au conflit irakien dont le coût avoisine aujourd’hui les 350 milliards de dollars.
Première conséquence de cette débâcle pour George w. BUSH, le départ du secrétaire à la défense Donald RUMSFELD. Cet ancien catcheur aura conduit les Etats-Unis dans de trop nombreux conflits à travers le monde. Il aura, avec George W. BUSH, exacerbé les peurs, stigmatisé des populations entières, encouragé le communautarisme sans jamais apporter des réponses à la hauteur des enjeux. Il n’est pas étonnant que Nicolas SARKOZY y trouve son modèle politique.
Enfin, pour la première fois de son histoire, la nation américaine a conduit une femme, Nancy PELOSI, à la présidence de la chambre des représentants. Défendant le relèvement du salaire minimum, l'élargissement aux classes défavorisées de l’accès aux soins médicaux ou encore la baisse du taux de crédit accordé aux étudiants, elle fut confortablement réélue dans son district de San Francisco avec pus de 80% des voix. Dernier symbole et non des moindres, Hillary CLINTON qui, après avoir été réélue avec plus de 67% des suffrages, déclarait que «
c’est une nouveauté en politique quand une femme atteint le sommet car ce n’est jamais arrivé ». Ces élections sont la victoire du peuple, le triomphe des femmes.
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