PARTI SOCIALISTE DE LONGJUMEAU

Intervention de François Hollande sur la crise financière

Le Premier secrétaire est intervenu le 8 octobre à l’Assemblée nationale lors du débat sur la crise financière.

Monsieur le Premier Ministre,

La gravité de la crise appelle, en effet, une responsabilité : celle de votre gouvernement par les choix qu’il fait, celle de l’opposition par ses propositions. Et c’est le sens du débat que nous avons aujourd’hui, si nous voulons le conduire dignement.

Commençons par un constat implacable : la crise qui frappe n’est pas un accident violent, c’est l’effondrement d’un système lui-même. Ce système, il s’appelle « économie d’endettement sans contrôle », « dérégulation sans limites », « déréglementation sans objectif autre que celui de l’augmentation du profit et de la spéculation ». Pour tout dire, ce qui s’effondre aujourd’hui, c’est une partie de ce que vous appeliez « la bataille idéologique », c’est-à-dire, le libéralisme économique.

Le second constat que nous pouvons faire les uns et les autres, c’est que cette crise n’est pas simplement américaine, ce serait trop simple. Si elle n’était née qu’aux Etats-Unis, si elle n’avait eu d’innovation qu’aux Etats-Unis, si la dérégulation n’avait été qu’aux Etats-Unis, nous n’aurions pas aujourd’hui une crise mondiale ; or, la crise est mondiale, parce que le système s’est mondialisé.

Le troisième constat incontestable, c’est que vous avez sous-estimé cette crise dès le départ. L’année dernière, quand l’affaire des subprimes arrive, la Ministre de l’économie et des finances dit « le crack n’est pas aujourd’hui et il n’y aura aucune conséquence sur la croissance ». Encore en août dernier, alors que la crise frappait de nouveau, Madame Lagarde a dit que « la crise était encore derrière nous ». Voilà comment vous avez, dans ce moment, pendant un an, sous-estimé la crise.

Dernier constat : la crise financière n’est pas que financière. Aujourd’hui, elle est devenue une crise économique majeure et la récession n’est pas pour demain ; elle est déjà là en France.

lire la suite

1 commentaire - aucun rétrolien

Crise économique, nos réponses

Lors d’une conférence de presse exceptionnelle, le 29 septembre, François Hollande a présenté un plan en six points, qui résume ce que les socialistes feraient s’ils étaient aujourd’hui en situation de gouverner la France.

Permettre l’accès au crédit des PME et des accédants à la propriété par la mise en place d’un fonds national de garantie

La menace principale sur l’économie française, c’est l’incapacité pour les entreprises françaises qui veulent financer leurs projets d’investissement d’accéder aux crédits. Et c’est aussi une crise très grave sur le marché de l’immobilier : les accédants à la propriété, même avec un apport personnel, ne pourront pas trouver le complément sous forme de crédits, même à des taux d’intérêts élevés. Le premier devoir, dans cette situation, c’est de créer un Fonds National de Garantie qui permettrait sur les projets des PME et sur le marché immobilier pour l’accession à la propriété de garantir aux banques, par un système de caution publique, les crédits qui seraient ainsi distribués.

Stimuler l’investissement des entreprises

Il ne peut pas y avoir redressement de la croissance s’il n’y a pas de création de richesses à travers des choix d’investissements. Et dans ces moments de crise, de troubles, d’inquiétude, de peur, la première tentation pour beaucoup d’entreprises est de renoncer à des choix d’avenir, de rétracter la décision d’investissement ou de son ampleur. Il faut absolument que soit stimulé l’investissement des entreprises.
Et comment ? Il faut baisser l’impôt sur les sociétés pour les entreprises qui réinvestissent leurs bénéfices et relever l’impôt sur les sociétés pour celles qui distribuent leurs profits sous forme de dividendes. Les profits doivent aller à l’investissement et non pas à l’alimentation du marché boursier. De la même manière, il faut baisser de façon exceptionnelle l’impôt sur les sociétés des petites entreprises, et notamment les plus innovantes, parce que ce sont elles qui assureront le redémarrage de l’activité et de la croissance.

Soutenir le pouvoir d’achat

Il faut avoir la volonté de mettre en cause tout le système d’exonération de cotisations sociales. Pour beaucoup, cet allègement de charges était lié aux 35 heures. Dès lors que les 35 heures ont été mises en cause, mises en pièces, il ne peut plus être accepté de verser des exonérations de cotisations sociales sans contrepartie. Il faut donc conditionner les exonérations de cotisations à l’emploi et à l’augmentation de salaires, non pas à l’ouverture de la négociation salariale, mais à la conclusion sous forme d’un accord salarial signé par une majorité de syndicats, selon le critère de la représentativité. Soutien au pouvoir d’achat par la généralisation du chèque transport : la mesure du gouvernement n’est qu’une mascarade ; elle laisse penser qu’il va y avoir un soutien pour alléger le coût des déplacements de nos concitoyens, alors que le mécanisme est facultatif. Il faut le rendre obligatoire.
Il faut relever les allocations familiales. Nous avions parlé de l’allocation de rentrée scolaire. Aujourd’hui, ce sont les prestations familiales qui doivent être revalorisées à partir d’économies prises sur la suppression du paquet fiscal.

Stimuler l’investissement public par les dotations aux collectivités locales

Si les collectivités locales, qui représentent 73% des investissements civils en France, renoncent à des projets d’investissement d’infrastructures ou d’amélioration de notre environnement ou de logements, alors la faiblesse de l’investissement privé – si elle n’est pas corrigée - couplée à une rétraction de l’investissement public aggravera encore les risques sur la croissance. Il faut donc que les dotations de l’État aux collectivités locales soient au mieux augmentées et pour le moins stabilisées, alors qu’elles sont en réduction en valeur réelle. Cela permettrait de garder trois priorités pour l’investissement public : l’Éducation, les transports collectifs et les économies d’énergie et le logement.

Convoquer un Conseil européen pour redéfinir les règles du système financier

Il faudrait d’abord coordonner nos politiques économiques, et notamment nos politiques budgétaires. Il se trouve qu’il y a des États en Europe qui ont mieux géré leurs finances publiques et qui ont la capacité pour intervenir, notamment l’Espagne.
Il faudra donc, puisque les États n’en ont plus la capacité, lever un emprunt européen pour financer les dépenses d’infrastructures susceptibles de soutenir la croissance dans cette période. La Banque européenne d’investissement en aurait la responsabilité.
Mais il faut aller plus loin, notamment pour prévenir d’autres crises. Il faut un contrôle public des agences de notations. Il faut avoir des systèmes de contrôles des comptes, par exemple en finançant, par une redevance sur les banques, des commissaires aux comptes pour les rendre indépendants ; il faut avoir une obligation de transparence sur les produits financiers et savoir exactement quelle est la place des fonds spéculatifs dans le bilan des banques européennes. Il faut réglementer strictement les procédures de ventes à découvert qui sont à l’origine des phénomènes de spéculation qui affaiblissent l’ensemble du système financier. Il faut avoir une discussion ferme la Banque Centrale Européenne pour la gestion des taux d’intérêts. Car ce qu’il faut lui demander, c’est de ne pas regarder simplement le compteur de l’inflation – nous ne sommes pas, aujourd’hui, dans une situation de risque - mais d’avoir comme références la croissance et l’emploi et, en même temps, de fournir des liquidités suffisantes à l’ensemble du système bancaire.
Dernière obligation : mettre en cause ces paradis fiscaux qui ont permis à certains fonds spéculatifs d’entretenir la crise.

Mise en place d’un nouveau Bretton Woods

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, des pays qui étaient sortis d’un conflit tragique ont été capables de mettre de l’ordre dans les fluctuations des monnaies avec le souvenir que l’anarchie dans les fluctuations des monnaies n’avait pas été pour rien dans les catastrophes politiques de l’entre-deux guerres. Aujourd’hui, alors même que nous connaissons une crise grave – ne faisons pas de comparaison d’ailleurs avec celle de 29, car nous avons connu d’autres crises depuis la Seconde Guerre mondiale - l’exigence est de remettre de l’ordre dans les fluctuations des monnaies et de convoquer une conférence monétaire internationale pour les marges de fluctuations.

lire la suite

aucun commentaire - aucun rétrolien

Le pouvoir d'achat des Français a baissé en un an

Article publié dans "le Figaro" le 19/09/08 

 

Malgré une hausse du salaire mensuel de base de 3,1% sur un an, le pouvoir d'achat moyen des Français recule de 0,4 point à cause de l'inflation (3,5%) sur les 12 derniers mois.

Les Français le sentaient depuis longtemps, les statistiques du ministère de l'Emploi leur donnent raison. Même si le salaire mensuel de base (SMB) a progressé de 3,1% sur un an en moyenne, la hausse des prix sur la même période a été de 3,5%. Le pouvoir d'achat a baissé de 0,4 point en glissement annuel au second trimestre 2008. Le salaire mensuel de base (SMB) exclut les primes, gratifications et la rémunération des heures supplémentaires. «Nous nous attendions à ce que les salaires ne suivent pas l'inflation, analyse Mathieu Kaiser, économiste chez BNP Paribas. C'est en partie ce qui explique que le moral des ménages soit au plus bas et que la consommation reste atone.»

Selon les secteurs d'activité, la perte de pouvoir d'achat a été plus ou moins forte. Ce sont les salariés du tertiaire qui accusent la plus forte baisse (-0,5 point), tandis que les travailleurs dans l'industrie et la construction sont un peu mieux lotis, respectivement -0,3 point et -0,1 point.

 

Le Smic augmente de 3,4% sur un an

 

Les salaires ont également progressé différemment en fonction des catégories socioprofessionnelles. Ainsi, les ouvriers et les employés voient leur salaire progresser de 1,1% au second trimestre 2008, notamment grâce à la hausse anticipée du Smic en mai suite au pic d'inflation. Depuis le 1er juillet, le taux horaire du Smic a été fixé à 8,71 euros, soit une hausse de 3,4% sur un an, permettant tout juste de compenser l'inflation de 3,5% sur la même période. C'est la deuxième année consécutive que le Smic ne bénéficie pas d'un coup de pouce du gouvernement.

 

Pas de gain de pouvoir d'achat en 2008

 

Le salaire nominal, c'est-à-dire celui perçu par les salariés français, devrait augmenter de manière plus «dynamique» qu'en 2007 selon l'Institut national des statistiques et des études économiques. Cependant, le salaire réel qui résulte de l'évolution entre le salaire nominal et l'inflation, va stagner à cause de la hausse généralisée de prix. «Nous anticipons une inflation autour de 3% pour la fin de l'année, ce qui devrait annuler la hausse du salaire moyen qui devrait, elle aussi, se situer autour de 3%, confirme Mathieu Kaiser. Sur l'ensemble de l'année 2008, il n'y aura certainement pas de gain de pouvoir d'achat.»

Dans les administrations publiques, le salaire réel devrait même baisser. La hausse de base des traitements ayant été décidée en 2007 à hauteur de 1%, hors promotion et ancienneté, est largement inférieure à l'inflation.

lire la suite

aucun commentaire - aucun rétrolien

La privatisation de La poste

lire la suite

aucun commentaire - aucun rétrolien

Un rapport accablant de la Cour des comptes

Le rapport annuel de la cour des comptes sur les comptes sociaux dénonce à la fois une sous-estimation chronique des déficits du régime général, le gonflement d’un endettement dont l’origine repose en grande partie sur un sous-financement lié aux dizaines de milliards d’euros d’exonérations accordées aux entreprises sans condition. Ce rapport pointe également la grande inefficacité de la loi TEPA en termes financiers mais aussi au plan de l’emploi. En fait, la Cour des comptes porte une critique sans ambiguïté de la politique menée par les gouvernements de droite depuis 2004 en terme de protection sociale.

 

Les outils de financement de la protection sociale sont gravement menacés. Il en résulte des déficits à la fois excessifs et injustifiés.

Pour l’assurance maladie, le rapport dénonce le transfert des charges vers les ménages à hauteur de 3 milliards et les incohérences entre l’objectif national des dépenses d’assurance-maladie et les politiques conventionnelles. Ce constat confirme le dépeçage de l’assurance-maladie obligatoire et la crise de pilotage du système de santé.

Le Parti socialiste rappelle que la réduction des déficits sociaux et l’amélioration de la protection sociale sont possibles. Les résultats obtenus de 1997 à 2002 grâce à une politique de croissance, d’emploi mais aussi de maîtrise des coûts le confirment. Par ailleurs, les socialistes préconisent plus que jamais l’instauration du principe de conditionnalité des exonérations et allègements de cotisations sociales, l’annulation d’une grande partie du paquet fiscal ainsi qu’un financement équilibré de la protection sociale avec en particulier, comme le préconise la Cour des Comptes, la mise à contribution des titulaires de stocks-options.

Les 41 milliards de niches sociales doivent être réexaminés et revisités afin de sortir d’une logique de facilité et d’injustices.

Ce que la droite nous présente comme la seule politique possible en termes de comptes sociaux conduit en fait depuis de longues années à un double échec caractérisé par l’inefficacité comptable et l’injustice sociale. Pour le Parti socialiste, il s’agit d’un fiasco, qui sert de mauvais alibi à la droite pour organiser une fuite en avant, dans le detricotage de la sécurité sociale.

Communiqué de Pascal TERRASSE, Secrétaire national à la santé
Razzye HAMMADI, Secrétaire national à la riposte
et Claude PIGEMENT, Responsable national à la santé

lire la suite

aucun commentaire - aucun rétrolien

Point presse du 08 septembre 2008

Au sommaire du point de presse hebdomadaire :

  • Le pouvoir d’achat des Français
  • Le chèque transport
  • Les annonces de madame Lagarde
  • Le fichier EDVIGE
  • L’Afghanistan
  • Agression à Paris
 
 
 
Pour lire le point presse cliquez sur "lire la suite

lire la suite

aucun commentaire - aucun rétrolien

Grenelle de l'insertion: le grand flop!

Promis de longue date, le Grenelle de l’insertion se résume pour l’heure par la faiblesse desmoyens et lemanque d’ambition. Ce que confirme Jean Le Garrec, responsable national en charge de la protection sociale.

Lionel Jospin en avait fait son cheval de bataille à la faveur d’une loi saluée en son temps par toutes les associations. Le texte présenté le 29 juillet 1998 par le Premier ministre faisait de l’insertion et de la lutte contre les exclusions un impératif fondé sur le respect de l’égale dignité de tous et une priorité de l’ensemble des politiques publiques du pays. L’objectif : garantir l’accès effectif de tous aux droits fondamentaux dans les domaines de l’emploi, du logement, de la protection de la santé, de la justice,de l’éducation,de la formation et de la culture, de la protection de la famille et de l’enfance.

Recul

Un projet ambitieux à mille lieues de ce que propose le gouvernement aujourd’hui avec son Grenelle de l’insertion dont la feuille de route a été conçue le 27 mai dernier autour de 31 propositions dans le but de donner plus de visibilité et de souplesse aux acteurs de l’insertion et d’intégrer dans les politiques publiques les personnes les plus fragiles.«Ce qui frappe le plus, ce sont à la fois la faiblesse des moyens et le manque d’ambition, résume Jean Le Garrec, député du Nord et vice-président de l’Assemblée nationale. Le discours de François Fillon contredit l’évolution de la réalité sociale qui se traduit, depuis six ans,par un recul sensible des droits, pour les salariés, les retraités et les chômeurs. Sans parler de l’atteinte, sans précédent,au Code du travail, et de l’affaiblissement historique du pouvoir d’achat. » Le pays vient de franchir le cap des 7 millions de personnes passées sous le seuil de pauvreté. Dans lemême temps, les allocataires du RMI, de l’Allocation spécifique de solidarité (ASS) et du Minimum vieillesse pourraient bien perdre cette année jusqu’à trois points de pouvoir d’achat, face à l’explosion des prix des produits de première nécessité.

Incertitudes

Dans ces conditions,le Grenelle de l’insertion se solde par une mise en place pour le moins laborieuse et chaotique du RSA. Au terme de plusieurs mois d’atermoiements, le président de la République prévoit d’en généraliser le principe courant 2009. «Cette annonce intervient sans la moindre évaluation préalable des expérimentations menées et dans un contexte d’explosion du nombre de travailleurs pauvres et précaires», regrette l’élu socialiste. Sans compter qu’aucune garantie pérenne n’a été donnée aux départements, pourtant au coeur du projet. « Le gel de la prime pour l’emploi (PPE) en 2009 n’est pas admissible au moment où les salariés les plus modestes subissent les effets de la hausse des prix », renchérit Jean Le Garrec. Lequel est convaincu que la sollicitation des revenus de placement et de patrimoine n’est justifiable qu’à une double condition : l’exonération des épargnants les plus modestes et la remise en cause du bouclier fiscal qui permettra aux plus aisés d’échapper à cette nouvelle contribution. «On ne peut enfin que déplorer la faiblesse du taux de cumul entre les revenus d’activité et de solidarité – un peu plus de 60%–, au regard des exigences mêmes posées initialement par le Haut Commissaire », conclut l’intéressé.

Bruno Tranchant

lire la suite

aucun commentaire - aucun rétrolien

Rentrée : à reculons

 

Et ça recommence ! À peine rentrés et déjà le bénéfice des vacances se dissipe sous l’accumulation des mauvaises nouvelles : croissance en panne, pouvoir d’achat en baisse, tarifs de l’énergie en augmentation, chômage à la hausse…

Le mot de récession n’est pas prononcé, mais il est déjà dans toutes les têtes. Le dossier de ce numéro revient en détail sur ce triste mois de septembre. Il fut un temps où la rentrée était un moment joyeux. Celui des bonnes résolutions, celui des retrouvailles, celui des nouveaux défis. Un temps où surtout les enfants regagnaient l’école avec la perspective d’y décrocher un droit à l’avenir. Certes, l’éducation nationale ne disparaît pas encore cette année,mais il est une réforme dont on n’a pas fini de parler, celle des rythmes scolaires.

L’abandon du samedi a ses défenseurs. Il y a d’abord celles et ceux qui trouveront avantage à partir en week-end dès le vendredi soir. Les parents divorcés considèreront que ce changement évitera l’amputation d’une demi-journée de leur temps de garde. Plus largement, voilà une matinée où plus aucun adulte ne sera sommé de se lever pour conduire le petit dernier sur les bancs de la communale. Mais l’intérêt de l’enfant,qui s’en préoccupe ? Depuis des décennies, les rapports se succèdent pour dénoncer les rythmes auxquels ils sont soumis. Les congés scolaires sont trop longs et les semaines de cours sont trop lourdes. Et voilà que pour camoufler de drastiques chutes des moyens, le ministre Darcos a entrepris, à rebours de tous les chercheurs, de densifier le travail hebdomadaire. Il faudra en vingt-quatre heures sur quatre jours faire ingurgiter aux élèves ce qu’ils avaient déjà peine à assimiler en vingt-six heures étalées sur cinq jours.

Qui seront les enfants pénalisés ? La réponse ne fait aucun doute. Les élèves en difficulté. Comment apprendre encore plus vite quand on peine déjà au rythme actuel ? Comment compenser la difficulté par un travail accru à la maison quand le suivi familial est déjà peu ou pas assuré ? Le gouvernement a sa botte secrète : le soutien scolaire ! Mais quand pourra-t-il avoir lieu ? Avant le déjeuner ? c’està- dire à un moment où la concentration est la plus faible ? Après l’école ? c’est-à-dire lorsque la fatigue est la plus forte ? C’est tout simplement l’échec scolaire que l’on programme pour des milliers de jeunes. Les inégalités de demain s’écrivent dès aujourd’hui.

lire la suite

aucun commentaire - aucun rétrolien

RSA et bouclier fiscal : les incohérences du pouvoir

 

Au terme de plusieurs mois d’hésitations et de tergiversations, le pouvoir semble s’être résolu à généraliser le RSA dans le courant de l’année 2009.

Cette annonce intervient sans la moindre évaluation préalable des expérimentations locales menées et dans un contexte d’explosion du nombre de travailleurs pauvres et précaires. Plus de 6% des salariés sont aujourd’hui sous le seuil de pauvreté et le nombre d’allocataires du RMI dépasse largement les 1100 000.

Les solutions de financement avancées par le Président de la République, laissent également perplexes. Le gel de la prime pour l’emploi (PPE) en 2009 n’est pas admissible au moment où les salariés modestes subissent les effets de la hausse des prix notamment de ceux des produits de première nécessité.

La sollicitation des revenus de placement et de patrimoine peut se justifier à une double condition : exonérer les épargnants les plus modestes et surtout remettre en  cause le bouclier fiscal qui permettra aux plus favorisés d’échapper à cette nouvelle contribution.

L’incertitude pèse aussi sur l’avenir des finances locales ; aucune garantie pérenne n’est pour le moment donnée aux collectivités territoriales et en particulier aux départements, pourtant au cœur du projet.
Par ailleurs, on doit regretter que cette généralisation ne prenne pas en compte les jeunes de moins de 25 ans alors que leur taux de chômage et de précarité reste l’un des plus élevé d’Europe. On peut aussi déplorer la faiblesse du taux de cumul entre le revenu d’activité et le revenu de solidarité (un peu plus de 60 %), au regard des exigences mêmes posées initialement par le Haut Commissaire.

Enfin, il conviendra, dès le débat parlementaire, de faire preuve de la plus extrême vigilance afin que ce dispositif n’entraîne pas une logique de pression sociale et salariale à la baisse.

lire la suite

aucun commentaire - aucun rétrolien

De l'autre côté de l'Atlantique...

 Nous le peuple, dans le but de former une union plus parfaite.

Il y a deux cent vingt et un ans, un groupe d'hommes s’est rassemblé dans une salle qui existe toujours de l'autre côté de la rue, et avec ces simples mots, lança l'aventure inouïe de la démocratie américaine.

Agriculteurs et savants, hommes politiques et patriotes qui avaient traversé l’océan pour fuir la tyrannie et les persécutions, donnèrent enfin forme à leur déclaration d’indépendance lors d’une convention qui siégea à Philadelphie jusqu’au printemps 1787.

Ils finirent par signer le document rédigé, non encore achevé. Ce document portait le stigmate du péché originel de l’esclavage, un problème qui divisait les colonies et faillit faire échouer les travaux de la convention jusqu’à ce que les pères fondateurs décident de permettre le trafic des esclaves pendant encore au moins vingt ans, et de laisser aux générations futures le soin de l’achever.

Bien sûr, la réponse à la question de l’esclavage était déjà en germe dans notre constitution, une constitution dont l’idéal de l’égalité des citoyens devant la loi est le cœur, une constitution qui promettait à son peuple la liberté et la justice, et une union qui pouvait et devait être perfectionnée au fil du temps.

Et pourtant des mots sur un parchemin ne suffirent ni à libérer les esclaves de leurs chaînes, ni à donner aux hommes et aux femmes de toute couleur et de toute croyance leurs pleins droits et devoirs de citoyens des Etats-Unis

Il fallait encore que, de génération en génération, les Américains s’engagent —en luttant et protestant, dans la rue et dans les tribunaux, et en menant une guerre civile et une campagne de désobéissance civile, toujours en prenant de grands risques—, pour réduire l'écart entre la promesse de nos idéaux et la réalité de leur temps.

C’est l’une des tâches que nous nous sommes fixées au début de cette campagne —continuer la longue marche de ceux qui nous ont précédé, une marche pour une Amérique plus juste, plus égale, plus libre, plus généreuse et plus prospère.
 (suite)

lire la suite

aucun commentaire - aucun rétrolien

Heureseument que le ridicule ne tue pas...

 

UMP: la promo à la plage reprend

L'UMP remet ça. Avec à leur bord de jeunes militants, deux caravanes aux couleurs du parti vont sillonner les plages à compter de vendredi pour promouvoir l’action présidentielle. Les ténors UMP ont présenté hier «l’idée la plus originale de la vie politique ces dernières années», dixit Xavier Bertrand, et testé les babioles offertes lors des 54 étapes. Le ministre enfile le gilet du kit de sécurité routière : «C’est jaune mais ce n’est pas si moche avec le logo UMP !»

La secrétaire d’Etat Nathalie Kosciusko-Morizet essaie les tongs siglées UMP et vante «des supports qui peuvent paraître des gadgets mais qui portent un message». Après trois éditions d’autopromo estivale, le concept est rodé, selon Fabien de Sans Nicolas, président des Jeunes populaires : «Au début, on nous prenait pour un ovni. Maintenant on nous attend, un peu comme le Tour de France.» Pas moins.

Libération du 23 juillet 2008

lire la suite

aucun commentaire - aucun rétrolien

Pouvoir d'achat : vous êtes impatients ?

Après la campagne de communication lancée par le gouvernement à coup de millions d'euros pour convaincre les français du bien-fondé de ses réformes, le Parti socialiste lance son contre-clip : "Pouvoir d'achat, vous êtes impatients ? Le gouvernement s'en moque."

 

lire la suite

aucun commentaire - aucun rétrolien

RIPOSTE SOCIALISTE

Une démocratie trompe l'oeil

Le mal couve dans les quartiers délaissés. Chômage, discriminations, ségrégations sociales et territoriales, difficultés de l'école...

Beaucoup de familles sont désemparées et ne savent plus comment faire. Les jeunes sont plongés dans un mal être grave et certains se sentent laissés pour compte. Pour faire face à ces difficultés qui touchent beaucoup de nos quartiers et sous couvert de démocratie directe avec la population, NKM n'a pas trouvé mieux que de séparer les quartiers sud en deux : les immeubles et les pavillons. Elle évoque même la citoyenneté active pour montrer ou faire croire qu'elle donne la parole aux habitants.

lire la suite

aucun commentaire - aucun rétrolien

Le PS tient tête et maintient la fête de la rose

 

Jean-Claude MARQUEZ s’imagine bien terminer sa journée de dimanche prochain au commissariat. L’ex-candidat socialiste aux municipales et chef de file de l’opposition organise, au parc vert, dimanche 06 juillet, la fête de la rose…sans l’autorisation de la mairie.

 

« La municipalité nous a d’abord donné son accord oral, pour ensuite refuser cette fête par mail ». Entre temps, les invitations avaient été envoyées, alors Jean-Claude MARQUEZ a décidé de maintenir la manifestation, qui débutera à 11h30.

 

Le républicain du 03 juillet 2008

lire la suite

aucun commentaire - aucun rétrolien

Fête de la rose

 
Le Parti socialiste
de Longjumeau vous invite
à sa première fête de le rose
 
Au programme :
Kermesse,Barbecue,MusiqueAnimations,...
 
Le dimanche 6 juillet 2008
À partir de 11h30
Au stade de Longjumeau
Pour toute information merci de contacter : 06 60 85 14 96

lire la suite

aucun commentaire - aucun rétrolien

Conseil municipal du lundi 19 mai

Article paru dans "Le Républicain" du 22 mai 2008

Accrochages entre majorité et opposition

Un conseil sous tension

On ne s'ennuie jamais vraiment lors des conseils municipaux de Longjumeau. Les joutes verbales sont généralement de mise, et, lundi 19 mai au soir, Jean-Claude Marquez et Nathalie Kosciusko-Morizet n'ont pas dérogé à la règle. Après la longue intervention de Marie Beuzit (groupe Marquez) consacrée à Aimé Césaire, NKM a suggéré à la conseillère municipale de prendre exemple sur le poète en privilégiant "la concision" dans ses écrits. Premier tacle de la soirée.

lire la suite

aucun commentaire - aucun rétrolien

Quand Poncelet remonte les bretelles de NKM

 Article paru dans Backchich.com

Quand Poncelet remonte les bretelles de NKM

Après de houleux débats à l’Assemblée, le texte de loi adopté ce jeudi 22 mai au Sénat continue de faire des remous. Ce matin, la séance de 9h30 a débuté avec une quinzaine de minutes de retard à cause de la Secrétaire d’Etat en charge de l’écologie ; la fougueuse Nathalie Kosciusko Morizet étant arrivée un peu à la bourre. Pendant le quart d’heure d’attente, l’impatient Christian Poncelet arpentait, de long en large, la salle des Conférences.

lire la suite

aucun commentaire - aucun rétrolien

DÉVELOPPEMENT DURABLE : DES EFFETS D?ANNONCE, LOIN DU « GRENELLE »

« Le développement durable doit devenir une dimension essentielle

de toute l’action publique. Ce n’est pas un choix, c’est une urgence, une nécessité »

(programme de campagne présidentielle de N. Sarkozy)

 

 

 

Beaucoup d’interrogations subsistent quant à la mise en oeuvre de la politique Sarkozy en matière de développement durable. En mettant autour de la table de nombreuses organisations antagonistes, le « Grenelle de l’Environnement » était pourtant une initiative originale et intéressante. Mais il est vite apparu que les résultats ne seraient pas à la hauteur des espoirs suscités. Plus inquiétant, en un an, le Président de la République a fait plusieurs annonces tonitruances qui ont semé le doute. Ainsi :

 

• La France s’est rangée fin 2007 parmi les pays de l’Union qui ont refusé un accord politique sur la directive- cadre européenne sur la protection des sols.

 

• Nicolas Sarkozy a dénoncé début 2008 les quotas de pêche européens, ce qui va à l’encontre d’une gestion durable de la ressource halieutique.

 

• Aucune remise en cause de nos modes de productions et de consommations actuels n’est engagée. Or, dans l’état actuel du fonctionnement de notre économie fondée sur le marché et l’échange de marchandises, confier aux seuls acteurs économiques la bonne gestion de la planète est un leurre.

 

• La majorité UMP a montré sa détermination à faire voler en éclats les engagements du Grenelle en défendant bec et ongle au Parlement une loi pro-OGM.

 

• Nicolas Sarkozy met systématiquement en avant la filière nucléaire, alors que la France aurait tout intérêt à renforcer considérablement ses efforts en matière de recherche pour le développement des énergies renouvelables.

 

• Nicolas Sarkozy défend systématiquement la nécessaire agriculture de production, faisant passer au second la nécessité de protéger l’environnement.

 

• Les 15 milliards d’euros annuels du paquet fiscal auraient été investis là encore de façon beaucoup plus efficace et utile dans la relance d’une économie durable, innovante et plus écologique.

 

lire la suite

aucun commentaire - aucun rétrolien

UN BUDGET SANS AMBITION

>>"Un budget sans ambition" par Jean-Claude MARQUEZ

Le 17 avril dernier, en séance du Conseil municipal, Jean-Claude MARQUEZ  s'est exprimé lors du vote du Budget au nom du groupe Faire Gagner Longjumeau. Voici le texte de son intervention.

 

Mesdames, Messieurs, Chers collègues,

Madame le Maire,

Le budget primitif 2008 que vous nous présentez ce soir est un budget sans ambition. Il a été bâti par l’administration municipale, à la demande de l’ancien Maire, et il est presque à l’identique de celui présenté par M. Nieuviaert dans cette même instance en 2007. J’en profite pour saluer le travail de l’administration qui a su dans la période que nous venons de traverser rester neutre et parfaitement concentrée sur son travail.

C’est un budget sans ambition disais-je, un budget technique pas un budget politique au sens noble du terme. Comment pourrait-il en être autrement puisque le programme de l’équipe UMP est lui-même sans ambition pour notre ville ? Aucun des sujets qui ont pourtant été au cœur de la campagne municipale ne se traduit dans votre budget par de véritables plans d’actions :

   que prévoyez vous pour la relance économique de notre commune, pour attirer des entreprises, des entrepreneurs, des commerçants, pour enrayer la chute du commerce local ?...rien, pas de budget, pas d’action, pas d’ambition
   que prévoyez-vous pour aider les jeunes longjumellois, les étudiants, ceux à la recherche d’emplois, pour leurs loisirs, leur formation ?...rien, pas de budget, pas d’action, pas d’ambition
   que prévoyez-vous pour les Longjumellois les plus démunis et les plus en difficulté face à un pouvoir d’achat qui diminue, des prestations sociales qui s’effondrent, une santé qui coute chère ? rien, pas de budget, pas d’action, pas d’ambition

lire la suite

aucun commentaire - aucun rétrolien

Bienvenue sur le site du Parti Socialiste de Longjumeau

Retrouvez l'actualité des élections municipales sur:
(cliquez sur le lien)
  

Au service d'une ambition collective, nous avons à coeur de créer les conditions pour transformer notre société et reprendre notre ville à la droite. Cette droite injuste et inefficace et qui préfère le paraître et le décorum.

Sur la sécurité, la fiscalité, l'aménagement urbain, la protection de l'environnement, l'aide sociale, le scolaire et l'accompagnement des retraités,  nous entendons faire des propositions en phase avec le quotidien de tous les  Longjumelloises et des Longjumellois.

C'est par le rassemblement de la gauche que nous pourrons jouer notre partition politique faite de justice et de progrès social pour tous. Comme nous, soutenez la lite de la Gauche Unie:

 "Faire Gagner Longjumeau"

avec Jean-Claude MARQUEZ

C'est avec vous que nous construirons notre projet. A travers ce site, vous pourrez participez à la campagne en postant des commentaires ou en vous inscrivant à la lettre de diffusion. Vous pourrez aussi vous informer sur l'actualité locale au travers différentes rubriques dont ;

→ Municipales 2008

→ Longjumeau et Vous

→ Interventions au Conseil municipal

→ Nous contacter

 

INSCRIVEZ-VOUS à notre liste de diffusion (cliquez ici) et

rejoingnez le COMITE DE SOUTIEN en envoyant votre nom à contact@fairegagnerlongjumeau.com

 

A très bientôt., merci de votre confiance,

 

 

lire la suite

5 commentaires - aucun rétrolien

La mort politique de Nieuviaert

 

 

Le Parisien du 25 octobre 2007.

 

 

ATTENTION : maintenant il va pouvoir balancer. Depuis hier midi, Bernard Nieuviaert est un homme brisé qui n'a plus rien à perdre. Le Maire DVD de Longjumeau a annoncé officiellement qu'il ne serait pas candidat aux élections municipales de mars 2008. Une décision lourde, qui s'est imposée après ses déboires financiers et l'absence de soutien de l'UMP. Serein et clairvoyant, l'homme décide de parler.

 

? « L'UMP m'a rejeté »

Tout démarre en juillet. Bernard Nieuviaert, avocat à Longjumeau, est criblé de dettes. Son cabinet est placé en liquidation judiciaire, il démissionne du barreau de l'Essonne. Le candidat Nieuviaert aux municipales a du plomb dans l'aile. L'UMP préfère prendre ses distances et le lui fait prendre ses distances et le lui fait comprendre. Résultat : le Maire décide de ses sacrifier et se retire de la course. « Je n'avais pas vraiment d'autre solution. Je pouvais affronter l'UMP, mais avec deux listes, la droite n'a aucune chance de passer. Je voulais aussi éviter une campagne boueuse où j'en aurais pris plein la gueule. Mais si j'avais été encarté à l'UMP, mes problèmes perso auraient été perçus différemment... »

 

? « Seule NKM peut sauver Longjumeau »

Qui représentera la droite alors ? Du 10 au 12 octobre, l'UMP a sondé la notoriété de plusieurs candidats. Parmi eux, Adeline Hubert, une jeune de Longjumeau chargée des affaires réservées de Nathalie Kosciuskot-Morizer. « Adeline qui ? Inconnue au bataillon... », ironise doucement Bernard Nieuviaert. Le DVD Guy Bouclet ? « Il se rêve en Maire ; mais sa liste est anecdotique ! Déjà faut-il qu'il ait suffisamment de personnes crédibles pour la constituer ». François Caris, son premier adjoint ? « Ce serait l'occasion qu'il prenne sa revanche vis-à-vis de moi. En 2002, quand le Maire UMP Pierre-André Wiltzer avait démissionné, nous nous étions retrouvés en concurrence et c'est moi qui avais été choisi. Aujourd'hui, le problème de Caris, c'est qu'il a déjà 70 ans... ».

 

En réalité, le vrai chouchou de Nieuviaert, c'est son adjoint à l'urbanisme, Jacques Lepeltier. « Mais il faut quelqu'un de fort pour faire face à la liste de gauche, menée par Jean-Claude Marquez, et qui tient vraiment la route. Seule solution pour sauver la droite à Longjumeau : NKM elle-même. » Officiellement, la secrétaire d'Etat chargée de l'Ecologie a toujours nié une quelconque ambition municipale sur la commune, qui est le fief de son ex-circonscription de députée. Aujourd'hui, c'est pourtant une option stratégique qu'elle ne peut plus exclure. « Ce serait une bonne solution pour Longjumeau, mais je comprend que ce soit à elle seule de prendre cette décision », concède le patron de l'UMP dans l'Essonne, George Tron.

 

? « J'aurais pu sombrer dans l'alcool et la dépression ».

Et maintenant, que va-t-il devenir ? « Il me reste quatre mois pour y réfléchir. Je pourrais demander à réintégrer le barreau. Sinon, je continuerai en tant que juriste dans mon cabinet. Mais je reste serein et optimiste, c'est ma nature ».

lire la suite

aucun commentaire - aucun rétrolien

Le Parti Socialiste dévoile ses candidats

  "Le Parti socialiste dévoile ses candidats "

Le parisien du 22 octobre 2007




RETENEZ bien leurs noms. Ils seront sûrement sur les bulletins de vote lors des prochaines municipales. Samedi matin, le PS de l'Essonne a désigné 54 candidats à l'élection de mars 2008 pour les villes de moins de 20 000 habitants.
Pour les grosses communes, ce sera à la convention nationale de trancher en décembre. Mais elle devrait valider les choix des élus essonniens. Portrait de la nouvelle famille socialiste des municipales.


Les éléphants. Pas de surprise dans les grandes villes essonniennes jusqu'ici tenues par le PS. Comme on ne change pas une équipe qui gagne, le parti reconduit ses stars. Manuel Valls à Evry, François Lamy à Palaiseau, Thierry Mandon à Ris-Orangis ou encore Etienne Chaufour à Juvisy-sur-Orge tenteront de conserver leur fauteuil. Gérard Funès, maire de Chilly-Mazarin depuis plus de trente ans et habitué à être élu dès le premier tour, est lui aussi dans les starting-blocks. En 2001, il avait frôlé les 70 % des voix.


Les petits nouveaux. C'est leur baptême du feu, leur première campagne pour parvenir à la tête d'une ville. Ils se lancent dans des communes bien ancrées à gauche dont le maire a décidé de passer la main. A Boussy-Saint-Antoine, Romain Colas, ancien chef de cabinet de François Lamy, espère succéder à Richard Messina. Autre tentative de passage de relais à Dourdan entre le maire actuel, Yves Tavernier, et sa première adjointe, Brigitte Zins.


Les conquérants. Eux comptent bien faire jouer l'alternance. A Orsay, David Ros espère faire basculer la ville. A 37 ans, ce chercheur de l'université de Paris-Sud, déjà conseiller général, a quitté l'an dernier son siège d'adjoint à Bures pour se consacrer à la campagne dans une commune plutôt centre gauche. A Longjumeau, Jean-Claude Marquez souhaite profiter de la division de la droite, qui peine à désigner un candidat solide, pour reconquérir la mairie perdue en 2001. Courcouronnes, passée elle aussi à droite il y a six ans, reste également une ville « prenable » : la gauche y est arrivée en tête à la présidentielle et aux législatives.
Le PS choisit d'y envoyer Abdelaziz Ammari, 32 ans, originaire de la commune, ancien assistant parlementaire de l'ex-député Jacques Guyard. A Vigneux, les socialistes comptent sur la candidature controversée de l'UMP Serge Poinsot pour ouvrir la voie au conseiller général Patrice Finel.
Enfin, à Massy, c'est Marie-Pierre Oprandi qui affrontera le DVD Vincent Delahaye. Leur précédent duel, aux cantonales de 2004, s'était achevé par une victoire du PS.


Les ex-pistonnés. Ils dirigent leurs villes depuis plusieurs années mais n'ont jamais été élus en tant que tête de liste. A Sainte-Geneviève-des-Bois comme à Athis-Mons, le maire leur avait laissé la place peu de temps après son élection. Olivier Léonhardt et François Garcia seront pour la première fois soumis au suffrage universel lors des municipales.


Les plus fragiles. Ceux-là ne sont pas les mieux partis. En coulisse, certains socialistes avouent que la droite risque de reprendre les rênes à Viry-Châtillon, où Simone Mathieu, maire depuis deux ans, se représente.
Idem pour Brétigny-sur-Orge, où Bernard Decaux risque de faire face à une liste d'opposition de gauche. Enfin, à Montgeron, Gérald Hérault est menacé par le fringant conseiller général UMP François Durovray.
Les incertitudes. Ils n'iront pas forcément au charbon, histoire de ne pas faire d'ombre à l'élu de gauche déjà en place. Mais depuis ce week-end, ils ont obtenu le soutien officiel du PS et se trouvent en position de force pour négocier des accords avec les maires sortants. Ce sera le cas aux Ulis entre Maud Olivier et le MRC Paul Loridant, et dans les villes PC de Fleury-Mérogis avec David Derrouet ou de Grigny avec Fatima Ogbi. A Saint-Michel-sur-Orge, Jean-Louis Berland conduira une liste PS-Verts face au maire DVG Georges Fournier. Enfin, à Corbeil, Carlos Da Silva devra trouver un terrain d'entente avec le PC Bruno Piriou, mieux placé, pour espérer gagner la ville de l'UMP Serge Dassault.

lire la suite

1 commentaire - aucun rétrolien

Le maire renoncerait à se représenter

Le Parisien du 19 octobre 2007.

 

IL AVAIT ÉTÉ le premier à s'élancer, mais il pourrait finalement déclarer forfait. Fin mai, alors que le petit monde de la politique avait encore le regard braqué sur les élections législatives, Bernard Nieuviaert, le maire DVD de Longjumeau, prenait le départ dans la course aux municipales. Une entrée en campagne très précoce, qui visait à prendre de vitesse ses adversaires. L'ancien adjoint, devenu maire à la suite de l'entrée au gouvernement de Pierre-André Wiltzer, avait besoin d'asseoir sa légitimité. Mais aujourd'hui, à cinq mois des municipales, sa détermination semble en avoir pris un coup. Bernard Nieuviaert serait même sur le point de renoncer à se présenter. Une information que l'intéressé ne confirme ni n'infirme. Hier soir, le maire de Longjumeau assurait qu'il trancherait en « milieu de semaine prochaine ». « C'est une décision difficile, dans un sens ou dans l'autre », se contentait d'ajouter l'élu.


La position de Bernard Nieuviaert s'est beaucoup fragilisée ces derniers mois. Il y a d'abord eu ces élus, passés dans l'opposition, qui menaçaient de rallier une liste adverse. Et puis l'annonce de sa faillite personnelle. Croulant sous les dettes, son cabinet d'avocats placé en liquidation judiciaire ; Bernard Nieuviaert a été radié du barreau.
Le genre d'incident qui fait plutôt désordre quand on gère une commune de 20 000 habitants.


L'UMP soutient un autre candidat Mais c'est surtout l'attitude de l'UMP qui pousse le maire de Longjumeau vers la sortie. Sentant que la ville risque de basculer à nouveau à gauche, le parti gaulliste a décidé de soutenir un autre candidat. Une personnalité moins contestée et, surtout, encartée à l'UMP. La semaine dernière, le parti a fait réaliser un sondage dans la ville. L'Ifop a demandé à un échantillon d'électeur vers qui allaient leurs préférences.
Parmi les noms proposés, Bernard Nieuviaert, bien sûr, mais aussi trois élus au conseil municipal UMP... et une proche de Nathalie Kosciusko-Morizet, la secrétaire d'Etat à l'Ecologie, également députée du secteur.


« Il est clair que l'UMP a décidé d'avoir la peau de Nieuviaert et qu'ils se cherchent le meilleur candidat possible », analyse Jean-Claude Marquez, tête de liste PS de la liste de gauche unie, qui déplore « les combines » du parti. L'UMP pourrait annoncer son choix la semaine prochaine.

Sandrine Binet

 

lire la suite

1 commentaire - aucun rétrolien

Le New York Times éc?uré par les tests ADN français

Dans un édito au vitriol, le prestigieux quotidien américain dénonce une «nouvelle loi hideuse» et dresse un parallèle avec certaines lois de la France de Vichy.  

«Les questions d'immigration font ressortir les pires instincts des hommes politiques qui devraient être plus raisonnables». Dimanche, le New York Times a publié un éditorial corrosif intitulé «Bigoterie pseudo-scientifique en France», pour vilipender le projet de loi sur l'immigration de la France, et notamment la mise en place de test ADN, qualifiée de «loi hideuse».
 «Les tests ADN peuvent être utiles pour établir la culpabilité ou l'innocence dans une affaire criminelle. Mais ils n'ont rien à faire dans une loi sur l'immigration», peut-on lire.


 Leçons de l'histoire
 Le quotidien ne comprend pas que la France n'ait pas retenu les leçons de son histoire. «Des notions pseudo-scientifiques de lignée pure ont été introduites avec de conséquences tragiques, sous l'occupation par les Nazis et leurs collaborateurs de Vichy».


 Fort de ce constat, le New York Times estime que Nicolas Sarkozy «aurait pu intervenir pour stopper ce projet de loi à n'importe quel instant, et en a encore la possibilité», mais «ne le fera sans doute pas».
 «Alors qu'il est lui-même le fils d'un immigré hongrois, Mr Sarkozy s'est fait un nom politique avec ses critiques acerbes sur les immigrés récents, et notamment sur ceux originaires d'Afrique du Nord», affirme le quotidien qui voit dans cette thématique un levier électoral.


 Et de conclure : «Nicolas Sarkozy veut être considéré comme un homme d'Etat. Qu'il agisse en tant que tel.»

lire la suite

aucun commentaire - aucun rétrolien

Faire gagner Longjumeau

Retrouvez le premier numéro de notre journal de campagne consacré à la fiscalité.

Cliquez sur le lien ci-dessous et laissez nous vos commentaires:

http://doc.mabulle.com/p/ps/ps91160.mabulle.com/fairegagnerlongjumeau.pdf

 

lire la suite

1 commentaire - aucun rétrolien

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 | Page suivante

Créer un blog sur MaBulle. | C.G.U. - Copyright | Signaler un abusContacter l'auteurVisiter le blog parrain http://margot.mabulle.comVoir des blogs de la thématique: Actualité, politique et vie associative